Spectacles

Show burlesque : One Night In Wonderland

 

Quelques heures après la séance Dr Sketchy au Pays des Merveilles (dont vous pouvez retrouver un résumé ici) et un passage au restaurant La Fée Verte pour dîner (le lieu était de circonstance), nous voilà de retour à l’espace Kiron afin d’assister au show burlesque de nos modèles auxquelles se sont jointes d’autres effeuilleuses.
La salle et la scène ne sont pas très grandes ce qui nous promet un spectacle plutôt intimiste.
Stella Polaris (déjà rencontrée lors d’une soirée au Musée Henner) fait une entrée très remarquée. Et de constater que le corset, les cuissardes, les plumes et la lumière des projecteurs lui sied bien au teint. Stella est notre maîtresse de cérémonie pour la soirée et se chargera avec humour d’annoncer les artistes et le numéro à venir.

Stella Polaris

Le show commence avec la très belle Mara de Nudée que vous avez déjà pu admirer incarner Alice lors de la séance Dr Sketchy. Mara dégage un mélange de fraicheur et d’ingénuité, éléments que j’avais déjà remarqués lors de la séance de dessin. Aussi lorsqu’elle interprète « When you’re Good to Mama » dans sa robe longue enveloppée d’une étole de fourrure, le contraste est saisissant.

Mara de Nudée dans son tour de chant

Blanka Lazare se transforme en Reine du Givre et fait pleuvoir sur scène une pluie de paillettes (ce qui est loin de laisser les hommes de l’assistance de glace). Au passage, je remarque le magnifique manchon de fourrure blanche dans lequel elle a enveloppé ses mains : si elle un jour elle me lit, je veux bien qu’elle me donne l’adresse de son fournisseur.

Blanka Lazare en Reine du Givre étincellante

L’étonnante Sucre d’Orge fait son entrée en scène dans son costume Marie-Antoinette et je fonds littéralement devant la délicatesse des détails : paniers, perruque, fard blanc et frou-frous, rien ne manque. La belle sort des préservatifs de sous ses blancs jupons et les lance au public au même titre que les pétales de roses. De plus, elle a une façon de se mouvoir sur scène, légère comme une bulle de champagne, avec une grâce incroyable. En faisant une recherche sur Internet, j’ai pu retrouver une vidéo qui sera plus explicite que n’importe quel discours.

Dyna Dagger et Ema Montès nous offrent un duo de sœurs siamoises qui rêvent de s’affranchir l’une de l’autre. Une performance très « freak show » qui me rappelle les jumeaux Tweedle Dee et Tweedle Dum (Pays des Merveilles oblige !)

Dyna Dagger & Ema Montès

Un entracte de 20 minutes nous permet d’aller nous dégourdir les jambes dans un froid polaire et de débriefer sur les numéros que nous avons préférés. En ce qui me concerne, c’est mon premier show burlesque et j’attends la suite avec impatiente.
J’en profite pour essayer de régler mon appareil photo. Le manque de luminosité rend difficile la prise de bons clichés.

Retour au spectacle. Mara de Nudée dans son petit tablier blanc nous offre un numéro plein de gourmandise à base de cupcakes. Et la belle de nous offrir une multitude de pétales de rose et de s’enduire de chantilly au rythme de la musique. Yum !

Miss Glitter Painkiller est une Belle aux Bois Dormant qui n’a que faire des baisers d’un Prince Charmant. Par contre, elle s’éveille volontiers pour un menu composé de champagne et de macarons. Cette jeune fille dégage une énergie absolument incroyable : elle vient au contact du public, saute partout, bref elle ne tient pas en place (il faut dire que 100 ans de sommeil doit donner de l’énergie à revendre) et met le feu à la salle avant de retourner à ses rêves de princesse.

Miss Glitter Painkiller

Dyna Dagger nous revient frappée d’un terrible maléfice : une méchante fée, jalouse de sa beauté, l’a transformée en femme à barbe. Peut-être est-ce à cause du thème de la soirée mais j’ai trouvé que son univers était très « circus freaks », sexy, déganté et plein d’humour. C’est surtout lors de leur deuxième passage qu’on peut commencer à cerner un peu mieux l’univers de chacune de ces performeuses.

Blanka Lazare a dérobé le Saint Graal qui ne contient plus le sang du Christ mais une pluie de paillettes, signature toute personnelle de cette jeune fille qui semble tout droit sortie d’un film des années 40.

Crédit photo : Beburlesque

Au rythme des phases lunaires, au milieu d’un décor composé de pampilles translucides et d’un grand store représentant l’astre de la nuit, évolue la mystérieuse Ema Montès au doux rythme des éventails.

Et pour finir le tout en beauté (oui, elle a été mon coup de cœur de la soirée), Sucre d’Orge s’évade d’un film Bollywood pour nous interpréter les amours de Radha et Krishna.
Pourquoi ai-je été à ce point enthousiasmée ? Ses idées sont très originales et surtout Sucre d’Orge sait créer une atmosphère propre aux personnages qu’elle s’invente. Elle ne se contente pas d’interpréter, elle les vit. C’est une véritable danseuse, ses chorégraphies sont très travaillées.

Crédit photo : Beburlesque

J’ai adoré ces artistes au charme si délicieusement rétro qui, au détour d’un délaçage de corset ou du dégrafage d’un soutien-gorge, laissent échapper des pétales de rose, font miroiter à la lumière les paillettes tombant de leur longs gants ou s’entourent d’un coquet nuage de poudre.
Comme mon appareil photo a fait des siennes et que beaucoup de mes photos étaient floues, je me suis permis de reprendre quelques images publiées sur Beburlesque dont plusieurs de Soazig Le Bozec. Pour toutes les photos de l’évènement, c’est ici.

Enfin, n’hésitez pas à aller applaudir vous-mêmes ces effeuilleuses de talent si vous en avez l’occasion. Leurs numéros en valent la peine et elles vous offrent une petite bulle de glamour. Après cette première expérience très réussie, il y aura sans nul doute d’autres sujets dédiés au burlesque sur ce blog à l’avenir.

 

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